le pouvoir de la force

la communauté.. de l'anneau ;)

Jeudi 15 novembre 2007
Chose promise, chose dûe, voici "enfin" quelques images de ce que je trame de mes ptites mains...







Voilà mon premier sac en cuir, pour un vrai petit lutin malicieux...






Bon, petite déception, mes photos sont dans un format trop lourd, donc je ne peux pas encore vous montrez ce que j'ai fait ces derniers temps... Il va donc falloir que je réemprunte un appareil photo pour pouvoir recommencer. D'ailleurs, si quelqu'un sait comment faire pour réduire le format de ses photos...
Voici quand même les deux seules qui passent...


































   






Je voudrais aussi lancer un appel à toutes les créatrices en herbe qui se trouvent en Bretagne. J'ai trouvé une entreprise qui vend du tissu en gros de très bonne qualité, et de tous les types de matières (coton, polaire, laine, bambou, ...), avec un grand panel de couleurs et de matérialité (jersey, normal, mélange coton-bambou, ...). Bref, les possibilités sont assez impressionnantes. J'ai donc commandé un nuancier pour chaque matière et des échantillons pour les différentes possibilités offertes par chaque matière. J'attend tout ça prochainement, et du coup, je cherche des personnes intéressées par l'achat de tissu en gros, afin de pouvoir faire une commande collective (il y a un métrage minimum pour chaque tissu commandé, oscillant entre 15 et 30 mètres)...
Je ne sais pas encore comment tout cela peut prendre forme, mais j'attend déjà de voir si cela peut en intéresser certaines, à qui je donnerai alors les infos nécessaires...

Bon, au jour du 9 décembre, je n'ai toujours pas reçu les coupons attendus, je vais donc les rappeler demain, avec un tantinet d'énervement...

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Jeudi 1 novembre 2007
Yes it’s halloween.... and Harry Potter is going on...
C'est halloween les amis, la fête des morts et des citrouilles....
TRemblez pauvres humains, car les disparus vont revenir vous hanter, brrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Du fond de leur tanière puante, les morts-vivants se préparent à reprendre la place qu'ils avaient jadis à nos côtés, mais on ne les laissera pas faire. Heureusement, tout cela ne dure que 24 heures, après quoi tout le monde rentre gentiment chez soi, et on n'en parle plus. C'est la magie des fêtes programées. D'ailleurs, on a essayé de me débaucher hier soir, de m'enmener dans les ruelles sombres et bryantes de Brest pour fêter cette drôle de célébration, mais je n'avais guère l'humeur dansante. Ils faut dire que les vieilles citrouilles n'ont guère de quoi faire envie.
Mais ce qui est sûr, c'est qu'une fois halloween passé, on est bel et bien entré dans la phase hivernale de cette année 2007.
Et j'en profite pour souhaiter un happy birthday à mon ptit frère qui a fêté hier en fanfare ses 18 ans... ça me rajeunit pas, tout ça...
Sinon, l'autre nouvelle extraordinaire, c'est que le tome 7 de Harry Potter est ENFIN sorti en français... Harry Potter et les reliques de la mort, que ça s'appelle, même. Et c'est terrible. Non seulement parce que c'est le dernier tome et qu'après, et bien il ne nous restera plus qu'à les relire tous, en faisant une pression sans nom sur l'auteure pour qu'elle nous concocte une petite suite sans prétention (hé! je sais qu'elle a dit qu'elle le fera pas, mais bon, je l'aime bien moi son ptit monde, et un bouquin ça se lit trop vite...). Bon, toujours est-il que du coup j'ai dévoré ce dernier tome à une vitesse prodigieuse (si mes bouquins de fac pouvaient être aussi passionnant), et je suis super contente de connaître (enfin) la fin... Mais chut, promis, je dirai rien, parce qu'il y en a plein qui l'ont pas encore lu. Déjà que ça a été super dur de se taire quand Dumbledore est mort au tome 6, mais je ferai un effort.
Allez, courrez tous l'achetez ou faites-le vous prêter par ceux qui ont déjà craqué, comme ça après tout le monde connaîtra la fin et on pourra en papoter autour d'un bon feu. Bon, Ju et Goul, y'a plus qu'à vous mettre d'accord pour savoir à qui je le passe en premier.

Voilou, sinon, j'essaie tant bien que mal de rédiger un article sur l'aspect sauvage des habitants d'écovillage. C'est un article qui peut être intéressant, je vous dirai ça quand je l'aurai écrit. D'ailleurs, si quelqu'un a des idées ou des suggestions, c'est un peu la panne sèche en ce moment.... Bon, d'accord, je vais y bosser... Mais c'est pas ma faute. Y'a une brume pas possible depuis quelques jours (jsuis en plein dans l'ambiance), et internet me dévore le cerveau. Je pense aux fringues que je veux fabriquer, je m'occupe de tricot, de couture, de machine à coudre, de rêve de voyage au Japon, de ce que peut bien faire mon amoureux qui est tout malade et si loin de moi, de trouver des sous pour vivre, de ce que je veux faire de mon avenir, de quand je vais choisir de partir d'ici, de où je vais bien pouvoir aller, ....
Alors au milieu de tout ça, vous pensez bien que j'ai du mal à me concentrer.
Bon, en même temps, il suffirait que j'arrête de rêvasser comme une andouille et que je m'occupe un peu plus de ce qui est important, seulement voilà, tout ce que je viens d'énumérer me paraît aussi important que mon article.
ET en passan,t, y'a d'autres bouquins qu'il faut absolument que vous lisiez :

1) Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes, de Robert M. Pirsig. Un magnifique bouquin sur le sens de la vie et de la pensée, et que tout étudiant qui a un tant soit peu persévéré dans les études devrait adorer pour son approche du savoir et de la transmission...
2) Utopie et primitivisme, de Christian Marouby. C'est mon autre livre de chevet du moment, et je le conseille à tout ceux qui se questionnent sur les utopistes d'avant... pour mieux comprendre les utopistes d'aujourd'hui. J'en dis pas plus, lisez-le...
3) Un ptit bouquin toujours utile à avoir à portée de main, c'est Le réel et son double, de Clément Rosset. Une approche simple et concise de la difficulté, que dis-je, de la quasi-impossibilité d'avoir accès à ce fameux Réel, le pourquoi du comment que ça marche (pas), et surtout une bonne méthode pour comprendre comment relativiser à tout instant son jugement, qu'on est tout petit et que l'intention ne fait pas tout. Si vous l'avez pas déjà dans votre bibliothèque, courrez, pauvres fous...
4) (je m'arrête plus, tant pis)... POlitiques de la nature de Bruno Latour. Alors lui, je l'aime vraiment bien, même si à la fac mes profs me disent : "oui mais voyez-vous, ce monsieur Latour, il n'a fait qu'inventer l'eau tiède. C'est un penseur mou, et dont vous ne saisissez pas toute l'ambiguïté"... Bon, peut-être, va savoir, mais en tout cas, je l'ai vu en séminaire, le monsieur, et il pète tout (bon, faut dire que j'approuve ses théories car elles sont très proches des miennes, ce qui est plutôt pratique). Une intelligence affutée comme un poignard, et un humeur et une pétillance qui le rendent bonhome et jovial. Mais c'est à lire en complément d'un autre ouvrage, que je gardais pour la fin :
5) Philippe Descola, Par delà nature et culture... ALors voilà Le livre qu'il faut lire. Pas d'excuse, ni de faux-fuyant. Lui là, il a quasi tout dit, même si c'est en fin de compte tout simple. Ce qu'il dit, ce grand ponte de l'anthropologie française, c'est que toutes les cultures ont leur part de pertinence, et qu'elles valeent bien la nôtre. Ah, merci infiniment monsieur Descola, car grâce à vous, je peux enfin dire à mes profs : et oui, chaque culture (quel que soit l'échelle) à des codes et des valeurs qui ont leur part de pertinence, donc les écovillageois ne osnt pas des marginaux mais des créateurs de mondes, tout comme les autres. L'expérimentation est au coeur de la vie, et ils ont su lui redonner une nouvelle forme à l'aube de ce siècle consumériste et ultra libéral.

Bref, je m'arrête là, mais en tout cas, si après Harry Potter 7 vous avez encore envie de lire, voici quelques idées pas mal...

Bonne lecture, et que le bon vent vous porte. Namasté et pleins de mouchous à la citrouille.

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Dimanche 9 septembre 2007
Appel à la libération de Gwarniju…

Fait divers : « Gwarniju, habitant notable de Gwarniland, vient d'être mis aux arrêts pour propagation gratuite et illégale  de Gwarnicâlins. Appelons donc à la libération de Gwarniju, pour qu'il puisse à nouveau répandre la joie à travers ses Gwarnicâlins.
Liberté pour Gwarniju, propager les Gwarnicâlins… »

    Ceci était un message à caractère informatif, l'auteur n'étant pas responsable des conséquences inévitables qui pourraient découler de la lecture de ce message, ni du caractère particulièrement émotif qu'il peut contenir.
Gens de tous genres, si vous lisez ceci, ne vous laissez pas aller à des démonstrations d'affection trop poussées avec vos proches, ne répandez pas trop la joie de vivre et l'amour autour de vous, car sinon, comme Gwarniju, vous pourriez vous retrouver derrière les barreaux des sinistres prisons de Gwarniland. Soyez prudent, les Gwarniflics veillent….

Vive le Gwarniland, ... et vive les Gwarnicâlins…..

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Jeudi 6 septembre 2007
Ode à la fainéantise, ou comment parler de rien juste parce qu'on en a envie…

Hé hé, et oui, cela peut aussi m'arriver d'avoir l'écriture futile, volage… A trop me faire reprocher mon langage sérieux, j'en viens à désirer, en cette fin d'été rayonnant, un petit détour par le n'importe quoi, histoire de…
Bref, vous l'aurez compris, rien de bien intéressant à divulguer aujourd'hui.
Juste que je suis de retour de deux mois et des poussières de vacances, qui ont fait la part belle à la pluie, que j'ai profité à fond de voir les potes, la plage, les potes, la pluie, quelques bons festivals et des concerts énormmmmmmmmeeeeeeeeeessssssssssss, si si, je vous assure, et que c'était drôlement bien. Que l'été est passé mille fois trop vite, à peine eu le temps de commencer mes vacances que "pfouit", elles étaient déjà finies. Snif… Mais bon, là, du coup, j'ai regagné mon ptit village d'irréductibles, et je profite à fond de ce magnifique mois de septembre, en partageant mon temps entre plage et reprise tranquille du rythme de travail. Seul ombre au tableau, le trou colossal qu'affiche mon compte en banque. Bon, on sait tous ce que ça veut dire… faut trouver du boulot… ce qui est pas facile quand on habite loin de tout… Mais bon, je m'en fais pas, y'a toujours des solutions à tout. Pour l'instant, je postule un peu partout, et de candidatures spontanées en réponses d'offres d'emplois, je vais bien finir par trouver mon bonheur. Bah, sinon, j'ai toujours la possibilité de faire la récup sur les marchés, de vendre sur ebay des fringues que j'aurai fabriqué, … Bref, le système D fonctionne toujours, à moi de m'en servir judicieusement.
Bref bref, rentrée tranquilou, un peu speed mais sympa. Mon premier coloc est arrivé mardi, le deuxième demain et la troisième arrive la semaine prochaine… L'année reprend son cours. Quant à la motivation, je suis gonflée à bloc, des milliers d'idées en tête. Et si j'arrive à trouver des colocs motivés à me suivre là-dedans, cette année promet encore d'être bonne.

Et puis ce temps me rend songeuse. Je me questionne beaucoup sur le sens de la vie en général et de la mienne en particulier, sur ce que je compte faire du temps qui m'est imparti, sur mes désirs réels pour le futur proche, maintenant que mes études sont terminées. Il y a la thèse, bien sûr, que j'envisage avec sérieux. Mais en fait, j'ai bien envie de me donner un peu de temps pour construire vraiment le passage sur le prochain bout de chemin. M'inscrire pour des cours de poterie, faire du raïki, envisager de rester sédentaire au moins six mois pour me donner ce fameux temps que je n'ai pas pris depuis belle lurette. En même temps, je me fais le coup à chaque rentrée. Naze de huit mois de traçage, je me dis toujours, septembre arrivant : "ah, et si je me posais un peu, cette fois-ci, que je faisais ceci et cela?", mais en vrai, dès que janvier arrive, j'y tiens plus et je reprend la route. Chassez le naturel et il revient au galop. Le seul hic, ce coup-ci, c'est que mon dos ne suit plus, mais alors plus du tout. Je me suis bloquée cinq fois depuis janvier, et là, il semble bien qu'après huit mois de douleur continuelle, je doive me calmer sur mon rythme de vie, si je ne veux pas me retrouver en chaise roulante. Hé, c'est que ça a de quoi me refroidir, une optique pareille, c'est peu de le dire. Et du coup, pas facile d'envisager un taf physique, même un minimum, avec un dos foutu. Bref, il paraît que je dois passer un IRM et ensuite me faire opérer. Mais comme je peut pas être anesthésié, autant vous dire que ça me fait un peu peur, tout ça, quand même. Je n'ai pas encore vraiment discuté des modalités connexes avec mon doc, mais va falloir, je pense…

M'enfin, chacun son kharma… Pour l'instant, je vais reprendre, en plus du reste, mes cours de conduite, version intensive, et il paraît que je passe mon permis à la fin du mois, si je m'avère pas trop nulle. Ahlala, ça me fait un peu peur… ça va trop vite, tout d'un coup, mais bon, comme je suis nulle à la conduite, ça va sûrement prendre plus de temps…

Voilà voilà… je vous avais prévenu, rien de bien transcendant aujourd'hui, juste quelques nouvelles éparses, histoire de parler un peu de moi, ce qui n'est pas coutume…
Ah oui, sinon, ici, c'est l'invasion des mouches, et qui piquent, par-dessus le marché. Je me bat avec elles dans le maigre espoir de dormir tranquille cette nuit, mais je suis sûre qu'elles vont vouloir venir se venger… Ah, les pestes… Si vous avez pas d'autres nouvelles d'ici la semaine prochaine, c'est qu'elles m'auront eu, alors svp, si c'est le cas, ayez une petite pensée pour moi, faites une grosse fête, riez beaucoup, buvez et fumez tout votre saoul,  et soyez heureux… Dans le cas contraire, ben ? …. Faites pareil, ça fera toujours une bonne occasion de faire la fête…
Allez, dormez bien et soyez happy, l'été va enfin commencer, ce serait bête de pas en profiter…

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Mercredi 18 juillet 2007
Petites pensées du soir

Le monde de l'imaginaire....

Qu'est-ce qui me pousse à l'errance ? N'est-ce pas l'aventure que je cherche lorsque je cours les chemins ? Lorsque je laisse mes pas fouler de leur musique frêle la matière de ce monde... Qu'est-ce que je cherche ?
La vie ? La rencontre ? La magie ? Les humains ? Les réponses ? Le hasard ?
Tout ça a un sens et n'en a aucun... Et puis finalement, c'est quoi le Réel... Bien vaste sujet... Un espace mutant en perpétuel renégociation par ses agissants...
Le Réel n'existe pas. Ce n'est qu'un espace fuyant, mouvant, agissant... Un perpétuel présent insaisissable...

Je cours et je m'émerveille de ce monde...

Nos contes merveilleux et les histoires de voyageurs nous ont toujours parlé de monstres mangeurs d'enfants, de lutins malicieux, de vampires suceurs de sang, d'épopées chevaleresques, d'esprits clairvoyants, de terres mythiques, de peuples merveilleux, d'expériences mystiques…
Tous ces êtres et ces histoires ont formé notre imaginaire et nourri notre monde présent. Mais le monde tel qu'il nous est offert est si froid... Si inmanquablement désenchanté... Et pourtant... nous sommes nombreux à chercher le frisson de la vie, de l'aventure du grand voyage… Nous sommes les rêveurs de mondes... Le rempart inexpugnable de cette folie du consommable, du jetable, du modernisme in qui ne nous mène que vers des absurdités...

Et parfois, nous doutons....

Nous sommes tous en peine d'un monde magique, et le cherchons dans les confins du voyage… Nous voulons traverser des forêts habritant le peuple du milieu, qui nous accueillerait en musique tels des frères et sœurs bien aimés. Nous aimerions tous vivre dans un monde merveilleux, où existerait lutins et dragons, elfes et mages.
Un monde où l'on est jamais seul.
Un monde dans lequel la survie a un sens.
Un monde où l'on peut encore se battre pour ses idéaux.
Un monde dont on veut croire qu'il a un jour existé en dehors de nos esprits.

L'humain consommable...

Mais voilà, dans le monde tel qu'il est à l'extérieur... on se considère tous comme des potentiellement consommables. Il faut que nous soyons appétissants au regard d'autrui, pour qu'instamment nous préservions son désir, et donc sa frustration, qu'il pourra ensuite faire s'exprimer à travers la consommation de biens.

La chaîne du libéralisme est bouclée...

Car il existe en cette terre un monde obscur, rempli de mensonges et de frustration, et il arrive parfois que je m'y plonge, un instant, et que je m'abandonne dans sa délicieuse facilité.
C'est un monde de non-soi, où chacun se met à la merci d'un dieu schizophrène… Un monde où il accepte de n'être que désir et désirant, un monde où chacun est une image, que chacun peut consommer à merci… Un monde de consommateurs…
Mais ces humains hybrides - nés de la confrontation de nos désirs - dévorent ce monde, les espaces de vie, nos cultures, nos rêves… Ils vampirisent notre espace de beauté…

Il arrive parfois même que l'on tombe amoureuse de l'un de ces autres… Quelle drôle d'aventure. Alors nous nous laissons prendre au piège de ses mots venimeux…
Nous attendons alors avec une patience amoureuse le moment où la phase commencera, en espérant avec espoir que l'autre ne chutera pas, et que nous le ramènerons avec nous dans l'autre monde… Celui des rêveurs de mondes…

Je lui ai tendu la main mais il m'a mordu… Trop fort, j'ai lâché, il voulait y aller, il a fait son choix… Il a choisi le monde des autres… Il a choisi de ne rester qu'une image…
Il avait le choix, il a préféré la facilité….
Il ne m'a pas choisie…
Il est reparti…

Cette histoire s'est répétée mille fois… mais rien n'a changé, j'ai encore échoué.

Une grande tristesse m'a envahie… Car ce n'est pas lui que j'aimais, c'est celui qu'il aurait pu être le jour où il serait devenu un homme, le jour où il aurait fait un choix…

C'est ça qui fait de nous des humains.
Notre capacité à faire des choix et à en assumer les conséquences. A choisir dans quel niveau de réalité nous voulons vivre... si nous souhaitons rester en devenir... ou arrêter notre course à l'étape présente.

Nous avons toujours le choix, car le Réel n'existe pas...

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Dimanche 1 juillet 2007
Point convergeant vers la froide structure du monde, je me perd en filigranes épars sur le seuil de ma conscience.
Je suis le monstre amer d’un amour déçu.
Sans gloire, sans orgueil, je me perd et me relace. Je ne suis plus qu’un point sur la grande toile de la structure-monde. J’agis, je cohabite, j’émerge, je ressens, je frissonne, mais la toile demeure et agit en deça de ma présence. Je suis un non-moi persistant, un espace ouvert sur la persistance rétinienne, reptilienne. Le monstre dévore ses agissants utopiques, et les confond dans une grande absurdité. Nous ne sommes plus que des points de lumière fade dans la grisaille ambiante. La Vérité nous échappe, constamment. Elle est un rêve obscur qui s’étiole un peu plus à chaque instant. Je demeure. J’imprègne et me nourrit, pour devenir le regard avide d’un spectateur en recherche de lumière. Spectatrice du grand monde, je cherche mon devenir.
Le monde devient désir, et les miens disparaissent. Mon esprit se délave à cette sourde réalité. Je me noie dans le grand tout.

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Dimanche 10 juin 2007
Depuis plusieurs jours, et par intermittence, les cornes de brume sonnent au loin, comme pour annoncer  cette déferlante cauchemardesque. Le monde de l'ombre resurgit, et nul ne peut augurer de ce qu'il va produire. Nous sommes nombreux à être atérés, abattus. Comment pouvais-je croire qu'il y aurait un tel recul citoyen, une telle abstention, un tel déni de l'ampleur que revêt ces élections. Comment croire encore en un idéal après ces heures sombres, qui ont tué tout germe d'espoir en un soulèvement collectif pour sauver ce qui peut l'être de la dignité et de la grandeur de la France. Je n'y comprend plus rien, cela m'échappe. Nulle logique ne pourra se substituer à mon dégoût pour me faire oublier l'intolérable vision que le peuple français offre de sa politique, de sa morale, de ses valeurs. Je reste interdite devant ce spectacle obsène d'une bêtise humaine élevée au rang de loi morale.

Mais à tout heure sombre se substituent de bien grandes lumières. Il y a donc d'autres nouvelles qui méritent d'être contées sur la terre-monde.
Car je constate avec une joie immense la capacité sans fin qu'ont mes amis de me surprendre en ce moment. Je ne sais pas si ces quelques lignes pourront décrire le sentiment extraordinaire que j'ai ressenti devant cette déferlante de bonheur, mais j'aimerais que ces instants de vie gardent une trace dans la trame du grand tout. Un mot pour les repas surprises, un autre pour un coucher de soleil un soir de printemps, une troisième pour les pas qui ont mené jusqu'à ma porte des sourires et des nouvelles joyeuses, un quatrième pour les motivations de travail partagées, un cinquième pour les rencontres, ... et un dernier pour tous les « courage » lancés avec conviction au détour de ma porte, quand les pas des êtres passés reprenaient leur course personnelle. Il y a des moments dans la vie où il ne faut pas oublier de dire aux autres à quel point on les aime, à quel point leur bonheur et leur joie sont précieuses, et à quel point je suis fière d'eux, de les connaître, et de pouvoir partager, l'espace d'un instant, quelques pas sur cette route sans fin.

Si mon esprit pouvait devenir plume, et juste laisser s'exprimer les sensations qui l'ont épris ces derniers jours, cela sonnerait comme : douceur, frimousse, gêne, envie, bonheur, supplice, douleur, courage, lumière, difficulté, peur, stress, silence, tranquillité, apaisement, paix…

Une moitié de corps ne répond plus vraiment à mes envies, et mon dos s'est bloqué, mais la douleur intérieure a su se dépasser grâce à cette joie qui n'a de cesse d'emplir ma maison et mon cœur. Et ça, ça n'a pas de mots… juste des fils d'or qui se tissent dans ma trame….

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Samedi 2 juin 2007
Petit mail envoyé à quelqu'un qui me demandait si j'aimais la poésie... du coup, j'ai trouvé la question pas con, alors voilà ma réponse... et vous, qu'en pensez-vous ?

La poésie postiche n'a que faire des grands mots, à moins que ce ne soit les gros mots postiches qui n'ont que faire de la poésie ?
Et si la prose s'en mêle, que deviendra le qu'en dira-t'on?
Je m'enmêle les ritournelles...
Que voulais-je dire, déjà ? Ah oui, si j'aimais la poésie...

- Ah que non, quelle grossière idée... Moi, aimer ces mots étrangement alambiqués. Allons donc, soyons sérieux, monsieur... Nous sommes dans une France qui se lève tôt,  ça fait déjà cent vingt-trois mots de trop...
Passez à la caisse, la ptite dame va vous donner votre tiquet pour la file d'attente, et n'oubliez pas de ne pas sourire, c'est pour la photo d'identité. Mais comment donc, vous rechignez. Attention hein ! Je suis sympa mais quand même, faut pas exagérer. c'est que j'ai des responsabilités, moa, monsieur. J'ai des ordres à suivre, moa, et on ne badine pas avec l'autorité... Non et puis si on commence par faire une exception, après, on s'en sort plus... Imaginez déjà un peu tout ce qu'on laisse faire... Avec ces immigrés qui nous prennent nos emplois, et nos aides sociales, en plus ! Vous vous rendez compte. Et puis y'en a marre de bosser pour ces fainéants qui refusent de travailler. Parce que oui, monsieur, leur RMI et leurs aides sociales, c'est moi qui les payent, en allant bosser dur tous les jours. Je me lève, moi, monsieur, tous les matins....
- Mais, madame, ....
- Ah non, parc'qu'encore, avec la ptite dernière qui vient d'arriver, on sait plus comment faire avec mon mari pour boucler la fin du mois. Vous comprenez, avec les crédits pour la voiture, la maison et la nouvelle télé, on a à peine de quoi bouffer. Et regardez-moi ces vêtements, ça fait six mois que je n'en ai pas acheté de neuf... Ah, heureusement que Sarkozy a été élu président. Ca va changer, tout ça, c'est moi qui vous le dit. Ils vont devoir bosser, les assistés, ça leur apprendra un peu la vie. D'ailleurs, vous faites quoi, vous, dans la vie... ?
- Euh.... poète.... ?

Alors oui, mon pote, bienvenue dans la France qui se lève tôt, mais t'inquiète, cette mégère, elle m'a fait le même coup la semaine dernière.... Allez, je t'embarque dans mon ptit monde de lutin, puisque t'es venu frapper à ma porte... Et puis les mots, tu sais ce que c'est... des fois, ça emporte...

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Vendredi 1 juin 2007
Juste un petit mot sur mon jardin, que je vois chaque jour grandir un peu plus, au grand désespoir de mes mains qui cloquent, qui cloquent... C'est le métier qui rentre, comme qui dirait...
Mais bon, entre deux tentatives de mémoire (master 2 recherche,  versus anthropologie, pour ceux qui n'ont pas suivi), ça fait du bien de se défouler en arachant à pleines mains les herbes touffues qui envahissent la terre que je voulais cultiver. Et pas de bol, car après avoir enlevé les herbes, il faut encore se battre avec une bonne couche de racines enchevêtrées (mais il a jamais été cultivé, ce brin de terre ?), et après, quand on croit que ça y'est, c'est gagné, que nenni... Y'a encore un pavage complet de cailloux qui font la taille de ma tête et qui sont si près les uns des autres, qu'il faut une bonne dose de motivation pour les sortir tous. Bah, au moins, ça fait pleins de cailloux pour entourer le petit lopin défriché à grand peine. Au point qu'une pote m'a demandé l'autre jour : "Dis, c'est quoi cette tombe dans ton jardin ?"
Mort de rire, à lui expliquer que les cailloux, c'était juste pour faire joli, et empêcher les herbes de revenir...
Et bonne nouvelle, j'ai de nouveau l'eau courante, après trois mois à devoir la sortir du puit, et même de l'eau chaude depuis mardi... Que du bonheur, sauf que je dois encore jongler pour prendre une vraie douche, car les plombs sautent environ entre toutes les trois et cinq minutes. C'est serré pour se faire un shampoing, et plutôt fandard pour les autres de me voir sortir pleine de mousse de la salle de bains pour aller vaillamment relancer la machine... Mais l'électricien devrait me régler ça la semaine prochaine, à ce qu'il parait...
Quant à mon aventure universitaire, et bien... bof, ça avance pas vraiment. Je crois que c'est la panne sèche. Plus vraiment d'inspiration. J'ai plus envie de faire de la couture, du jardin, de tracer encore eet toujours à travers toute la France plutôt que de rester bloquée devant mon ordi et mes bouquins pour pondre un pseudo-essai intellectuel. Mais bon, si je le fais pas maintenant, autant dire adieu à mon avenir d'ethnologue, et surtout à toute possibilité d'avoir une bourse de recherche. Et en plus, il faut que je jongle avec les humeurs de mon prof. La dernière en date est pas mal, au point qu'elle mérite d'être relatée. Hier, j'envoie un mail à un autre prof (comme au mien pour le tenir au courant, jsuis sympa quand même) pour savoir s'il accepterait de faire partie de mon jury de soutenance et d'être mon sous-directeur de recherche de mon éventuelle thèse. Et super sympa, il me dit qu'il en serait honoré (ça, ça m'a fait plaisir)... Mais par contre, mon autre prof a estimé qu'il s'agissait d'une trahison de niveau ultime, et que je méritais une pendaison sans sursis. Voilà exactement ce qu'il m'a dit (c'est tellement ouf que ça mérite d'être divulgué) :
" Chère Shantala, Dans le cadre d'une direction de recherche, je considère toute intervention non concertée avec d'autres enseignants (y compris celles, éventuelles, de mon collègue sociologue), comme des interférences néfastes. "
Woah, que répondre à ça. Bon, j'ai arrondi les angles, et puis je n'ai quand même pas commis un crime de lèse-majesté, alors j'ai remis gentiment les points sur les "i", d'autant que l'échéance de la soutenance approche. Mais quand même... j'ai halluciné de sa réaction, vu que c'est lui qui défend à fond l'interdisciplinarité, et que l'autre prof est un presque pote à lui. Et réalistement, il me faut deux profs pour ma soutenance, alors je fais quoi, moi, maintenant ?
Y'a des fois des gens qui vous étonne vraiment...

Ah la la, l'égo démesuré de certains me donne le vertige, heureusment que j'ai bien la tête sur les épaules, sinon je vais finir par craquer. Déjà que quand j'ai soutenu la thèse d'un ethnologue de renom (Descola pour ceux que ça intéresse), j'ai failli me faire lyncher sur place, alors qu'en vrai ce type est génial, j'ai mis bien trois mois à récupérer un sourire de mon prof, et voilà qu'il me refait encore le même coup. Il me fatigue un peu, là...

Mais bon, dans la vie, faut apprendre à jongler avec les ambivalences de chacun...

Sinon, pour des news (paraît que j'en écrit jamais, et en fait je me suis rendu compte que c'était vrai)...
Y'a environ un mois (pour avant, je sais plus trop, la route, des écovillages, mille rencontres, festival de Maramande, teuf à Soustons, anniv de ma soeur à Tours, ...), départ pour la Suisse fêter les 18 ans de ma ptite soeur. On a fait une belle fiesta pour rendre ça mémorable, même si j'ai été sage, pas trop bu... Retrouvailles avec la famille Stämpfli, qui nous gardait qu'on on était pitite... J'en ai encore le coeur plein de sourires et de chaleur (je vous aime... d'ailleurs, si vous lisez ça, j'ai perdu vos adresses mails, faut me les renvoyer, et rdv en automne, pour sûr !)... Après départ pour Gap, chez Klem... et hop, passage chez les Longo Maï avant de repartir avec Manue qui m'y avait rejoint à Nantes en stop (1000 km en 14 heures, j'en suis pas peu fière :))... Patoche et Chris nous ont ouvert leur porte et apporté leur joie de vivre, et surtout raconté leurs déboires policiers (vive l'état limité!!!!!!)... Et voilou, on rentre à la maison quelques jours... et hop, je prend ma ptite Manue sous le  bras et on s'envole... pour une énorme teuf de trois jours chez Dawa. Revu tous les potes du Lot... et dormi dans le tipi. C'était génial sauf que on a subi la mauvaise humeur de sa compagne quand on a eu la superbe idée de rester filer un coup de main pour le rangement. Passage à Rennes chez mes amis adorés (je vous aime tout plein) avant de rentrer à Porspoder.

Et me voilà de retour à la maison, mais obligé cette fois de jouer le jeu de la sédentarité pour un mois, c'est dur ! Alors c'est pour ça que je me motive pour faire tout ce que j'ai jamais le temps de faire quand je passe en coup de vent à la maison, et en fait, je kiffe à mort. Le jardin, de la couture, et pleins de copains qui passent... Et de superbes rencontres au passage...
Et en même temps, j'ai enfin le temps de connaître un peu mieux les gens d'ici, qui me voient toujours entre deux traçages, et qui râlent, qui râlent : )
La seule chose pour laquelle j'ai du mal donc, et vous l'aurez compris, c'est de vraiment écrire ce mémoire 2... J'en ai trop dit l'an dernier je crois... ou j'ai pas assez de choses à dire cette année. Pas facile, parce qu'en fait je me rend compte que j'ai déjà quasiment tout dit avant le grand saut dans l'aventure de la thèse, du coup, je stagne un peu...
Si y'en a qui ont des idées... non, je rigole, j'en ai pleins... mais c'est juste que j'ai envie de papillonner, et marre de toujours penser. Parce que quoi qu'on dise, c'est du boulot d'être vraiment étudiant, parce qu'il y a toujours un ptit coin du cerveau qui travaille, sans pause ni vacances. Et là, je me rend compte que ça fait un an et demi qu'il n'y a pas eu de pause, vu que j'ai soutenu en octobre et enchaîné direct avec le DEA. Il me faut de vraies vacances, où je n'ai rien d'autre à penser que m'amuser, boire, tracer, faire l'amour, me baigner, tracer de festival en festival et errer sans buts sur les routes de France et de Navarre avec pour seul bagage un/e chouette pote (ou pas, ou plus) et des sourires à revendre. Ah! la douce insouciance de la vie me manque, c'est dur d'être tout le temps sérieux. Et puis j'ai envie de dessiner, d'écrire des histoires et des contes, et ce projet de bouquin avec Klem qu'il va falloir sérieusement mettre en route un de ces quatre. Y'a des couples qui projettent de faire des bébés, nous c'est plutôt un bouquin, et le tour du monde...
Et puis peut-on vraiment parler de nous comme d'un couple ? Vaste débat.... C'est Klem, ni tout à fait mien, ni tout à fait autre. Une saleté sans commune mesure, mais qui reste attaché à moi... Va comprendre... Mais je l'aime bien, mon ptit homme, même si en même temps je le déteste franchement pour tout ce qu'il a été et ce qu'il est encore parfois. Mais bon, comme il est loin et qu'on se voit rarement, ça se dilue dans le grand vortex sidéral... Et puis ça n'a pas vraiment d'importance de toute façon... C'est pas avec lui que je grandis au jour le jour...

Bon, allez, pour une première page de nouvelles, ça suffira pour aujourd'hui...
Paix et amour, qu'ils disaient... Jah veille sur nous, on dira....

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Jeudi 31 mai 2007
A découvrir de toute urgence pour les amis bretons, un café librairie en forêt de huelgoat. Je n'ai moi-même pas encore eu l'occasion de m'y rendre, mais le pari est lancée pour le jour de ma soutenance. Sitôt terminée, je prend ma ptite Manue sous les bras, quelques pincées de magie, et envol vers la forêt pour deux jours de déambulations lutines en cette magique forêt...

Lien du site : http://autrerive.hautetfort.com/

Sinon, la famille s'agrandit encore. Après les retrouvailles avec Julien le malicieux ; la rencontre de Manue la voyageuse ; la découverte du moi-gars John le bien-nommée ; voici qu'entre en scène Line la fille-soeur rêvée. Et ça décoiffe les amis.
Comme quoi la vie est vraiment étonnante, et recèle encore bien des surprises.
Mais bon, ça n'est pas tout ça qui va me faire avancer mon mémoire, 2ème version...

                                                " la revanche des Siths "


version guerre des mondes, avec des Siths mégalos et superpuissants, et des Aïwens, écolos et revanchards. Une vraie séquence de cinéma... L'utopie contre la normalisation, la guerre est ouverte... Qui survivra, qui vaincra ? la suite au prochain épisode. Et pour ceux qui ont loupés les précédents épisodes, comme on dit si bien :

                                                 previously, in "AÏwen's return" ...

Allez, vous connaissez l'histoire... non ? Elle est pas compliquée. C'est l'histoire de l'aventure humaine, qui a débuté il y a fort fort longtemps, dans une époque très reculée où les humains avaient développés une forme de communication universelle et non verbale. C'était une époque étrange, où l'on avait encore conscience de notre connection au moi-tout universel. On se transmettait le savoir par l'accès à cette mémoire collective, à laquelle on réinsufflait le fruit de nos découvertes.

Et il en alla ainsi pendant des millénaires. On appella cette époque : "l'ère tribale".

Et puis un jour, par un formidable concours de circonstance, nous commençâmes à être plus nombreux sur ce monde. Les humains, qui avaient découvert le feu, avaient appris à le maîtriser, puis à le créer. On raconte que Prométhée le vola pour le donner aux humains, mais bon, on sait pas vraiment comment tout ça s'est passé. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'on a pris possession d'un nouvel élément, et qu'on a appris à le modeler selon nos besoins. Tantôt pour nous réchauffer, tantôt pour nous protéger, nous nourrir, tantôt pour travailler, créer, faire vivre ou tuer.

Et le temps passa encore... Jusqu'au jour où l'on découvrit les joies de l'agriculture... Et puis de la monnaie, bien pratique pour l'échange... ET l'avarice vint mettre son grin de sel dans l'histoire. Oh, je ne prétend pas que les Hommes ne connaissaient alors encore ni jalousie, ni sentiment de possession, ni envies, ... mais bon... Quant on se rappelle à l'ancienne mémoire de nos ancêtres, on voit bien que le bug n'est pas du même accabit. Sinon, on ne serait plus là aujourd'hui. Ou ce serait pire.

ET puis voilà, ça a continué, comme ça, pendant encore un bon moment.

Et alors après, il y  a eu des guerres, les premières déforestations, les premières démocraties, les mathématiques, la philosophie, les nouvelles religions, l'astronomie, la phénoménologie, l'art, l'esthétique, la naissance de l'individualité, les révolutions, les re-démocraties, encore des guerres, la musique, la littérature, la passion, l'industrialisation, les sciences humaines, les droits de l'homme, les nouvelles utopies, le no-future, le post-modernisme, l'ultra-libéralisme, l'anti-conformisme, le relativisme, ... et le néo-tribalisme.

Quant à maintenant, et bien, pour être honnête, on est dans une sacré époque. Les Siths et les AÏwens sont en guerre ouverte, chacun prônant une vision du monde qu'il croit meilleure. ALors évidemment, si on voit ça comme ça, on sait plus trop quoi penser. Mais à y regarder de plus près, on se rend compte qu'il y en a qui veulent détruire, consommer, régresser, diviser, alors que d'autres veulent au contraire innover, devenir, penser, créer, jouer, rire, aimer et respecter.
Chacun choisit un camp, il n'y a plus de neutralité possible, quoique les AÏwens sont plutôt réputés pour passer maître dans l'art de la neutralité. Mais il s'agit là d'un combat qui ne peut souffrir aucune hésitation, car il en va de la survie de l'espère humaine, mais aussi de toute forme de vie à l'échelle de la planète. Mais l'éveil est si lent que beaucoup désespèrent, et les espoirs de beaucoup sont récupérés par une mode fasciste. La bêtise humaine est en totale épanouissement, décomplexée, dangereusement liberticide. Le recul de la tolérance et de l'entraide en vient à pousser dans les extrêmes des personnes jusqu'ici inoffensives. La lutte s'organise, car les Aïwens refusent de voir le monde partir à la déroute sans au moins tenter une dernière percée. Alors ils éduquent à tour de bras, ils militent, ils parlent, créent, innovent, enchantent ce monde barbare du tout consommable.
Cette histoire est l'histoire de notre quotidien, de notre vie liée à toutes les autres. C'est la triste histoire d'une humanité-huitre qui est en train d'écrire sa fin.
 
Cette histoire nous concerne tous, elle nous parle à tous, et nul ne peut refuser de l'entendre. Elle parle de notre monde et de notre humanité, qui régresse, régresse, et en même temps s'éveille, tant et si peu. Elle parle de notre incapacité à changer seul les choses, mais de notre force lorsque nous lions nos espoirs. Elle parle d'utopie réalisée, d'engagements humains, de force de vie et de combats, surtout de combats. De lutte, de bravoure, de folie aussi un peu et même parfois de bêtise et d'incompréhension, car en chaque Aïwen sommeille un Sith.

Il faut donc réveiller l'Aïwen qui sommeille en nous, lui donner l'espace pour se construire, se réinventer, trouver les autres, les rencontrer, les rejoindre, les porter et se laisser par eux porter.
Parler, discuter, écrire, chanter, créer. Eduquer, aimer, avancer, se questionner, et surtout ne jamais s'arrêter, ne jamais renoncer, toujours sourire, toujours y croire.
Ne pas écouter le miel fielleux des Siths, qui si souvent veulent nous faire renoncer, car ils sont déjà morts, et ont déjà renoncés. Ils se sont laissés endormir par l'illusion facile d'une société de spectacle, et leur soma quotidien les maintien dans cette sorte de béatitude virtuelle.
C'en est quasiment obsène.

Croire, donc, en la lumière, et en la vie souriante, bondissante...
Le clan des AÏwens s'organise, se retrouve, coopère, et construit le monde de demain, le seul qui puisse encore nous permettre de survivre.

La lutte continue, nous aiguisons nos armes. Nous sommes prêts à combattre, mais quel poids aura ma plume ce jour-là...
Comme disait Brassens : " mourir pour ses idées, d'accord, mais de mort lente... "

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