Le festival de l'aigle dans les plaines d'olgii

Publié le par la tisseuse de rêve

Le voyage continue sur la route des mystères... Tout d'abord, pour couper court au mystère de la photo ... et bien oui, vous avez deviné juste les filles, il s'agissait bien de toilettes mongoles... Le principe est simple, un trou dans le sol, deux planches au-dessus, et - suivant l'inspiration de l'architecte en herbe - une cabane ou une soucoupe volante... On en trouve à tous les coins de rue, sauf au centre ville d'ulaan baatar, où on "est quand même en ville" (dixit un habitant)...
Mais repartons du côté d'Olgii, au nord de la mongolie, où nous avons fini par arriver après trois jours de bus, à deux heures du matin, non sans avoir déposé des colis suspects dans un ptit bled paumé entre deux montagnes. Imaginez, il fait noir, quelques lumières apparaissent au loin... Nous nous approchons au rythme des quatres roues qui cahotent sur la piste de terre, pour finir par apercevoir des habitations qui apparaissent....
On se demande un instant inquiet si on ne va pas nous planter là, le chauffeur étant bizarre avec nous, et ayant essayé peu de temps avant de nous extirper de l'argent supplémentaire... Mais non, on s'arrête, on sort, la lune et les étoiles sont lumineuses au-dessus de nos têtes, et l'air frais nous fait du bien. Et là, au plein milieu de la nuit, nous attendons... quoi, nous l'ignorons... Et au bout d'un certain temps, des hommes arrivent, fatigués et un brin patibulaires. Il s'approchent, le chauffeur commence à descendre du toit les cartons remplis de... papiers journaux. Les hommes s'en emparent, les ouvrent, fouillent, triturent, fulminent... ils ne trouvent pas ce qu'ils y cherchent, sont mécontents, deviennent hargneux... Nous sommes déboussolés, que devait-il y avoir dans ces cartons qui n'y sera jamais... Nous finissons pas repartir, pour rouler encore deux heures, je sommeille, bercée par le cahin caha de la route... Il est tard, ou tôt, lorsque nous arrivons finalement à destination... Il faut dormir, il fait froid, il fait nuit... L'un des passagers nous fait déposer à l'hôtel de sa famille... encore des négociations pour ne pas payer une fortune, heureusement que j'ai la tchatche... et une fois de plus une chambre pour pas cher, après renfrognement et grognement... c'est quoi ces blancs pauvres...
Me laver, dormir, ne plus penser à rien...
Lendemain, réveil dans un nouveau monde... On remercie pour la nuit, sourire effacé, nous sortons le nez de l'hôtel, bienvenue à Olgii... Mission du jour, trouver un lieu où se poser pour quelques temps, des chevaux, et aller voir le festival de l'aigle qui a lieu à quelques kilomètres du centre ville...
Le marathon commence. Première guest house, ils gonflent les prix, c'est le week end touristique de l'année, faut pas laisser passer ça, c'est bien ma veine... pas moyen ! Je tente de négocier mais rien à faire... Un hôtel pas plein, une chambre de libre et pas cher, mais je voulais trouver une yourthe... je continue, on nous a parlé d'une guest house de travellers à la sortie de la ville. On marche, des heures... j'abandonne le pote fatigué et ronchon dans un champ, je serai plus productive seule. Je finis par trouver (deviner) le lieu au loin... je m'approche, on m'invite à boire le thé, manger des gâteaux... je me sens tout de suite comme à la maison, invitée, bienvenue... On parle le langage des sans langues, celui des mots qu'on ne partage pas mais qui nous parlent au-delà... petite fille qui parle un peu anglais arrive, puis la grande, son mari... c'est eux qui sont les gérants... je négocie sec, et je me souviens de mon pote toujours dans son champs. Je vais le chercher, on ouvre une yourthe, on s'installe...
La famille nous propose alors de les accompagner au festival où nous voulions nous rendre, ils vont y vendre des produits locaux pour les touristes. On embarque à six ou sept dans le camion, les uns contre les autres... j'aime déjà cette famille...
Après quelques kilomètres, on arrive sur le site... grandiose, des montagnes nous entourent, le monde est à nos pieds. J'ai l'impression de me retrouver au confins du monde, dans la terre de mes rêves, celle qui a vu passer des millénaires d'histoire humaine, et je suis là, entourée d'un peuple que je découvre, et d'aigles qui survolent au dessus de ma tête...
La famille installe ses productions, je vais me ballader... Je n'ai pas pris d'appareil photo (j'ai toujours du mal à photographier les lieux que je n'ai pas apprivoisé, je trouve cela irrespectueux, c'est comme voler des moments de vie à consommer, je ne peux pas... mais bon, mon pote n'a pas mes scrupules, et grâce à cela, j'ai aujourd'hui des images de ce moment)...
Allez, je vous laisse découvrir par vous-même....


A bientôt pour la suite des aventures, je vous laisse avec Olgii by night...

Publié dans voyage

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mayona 18/07/2009 14:01

eh bien ... waou! quel bonheur d'avoir vu tout ça!!

la tisseuse de rêve 18/07/2009 14:29


vouiiiiii, il me tarde de reprendre la route pour voir d'autres horizons ;)


Gaël 26/06/2009 15:55

Tu ne peux pas savoir ce que ce genre de photos me font réver....et me déprime aussi un peu (marre de me faire bouffer par la vie de salarié.... :)

la tisseuse de rêve 26/06/2009 22:39


Comme je te comprend, nous vivons tous entre deux mondes, et il est parfois difficile de savoir quel est la route à prendre (boulot ou passion)...


missbonbon 25/06/2009 14:37

Merci pour ton petit mot mamzelle! Ahlalaaa ça fait rêver toutes ces photos ici.... j'ai teeeeellement besoin de vacances moa...... :)

la tisseuse de rêve 25/06/2009 14:46


Mouchi mouchi.... vouiiii, moi aussi j'ai besoin de vacances... et comme j'ai plus le temps de coudre, je me rabat sur mes voyages... en attendant le prochain... ahhhh, je rêve des plages
d'indonésie... ;)


the heartsless witch 25/06/2009 13:46

La suite ! La suite !

la tisseuse de rêve 25/06/2009 14:25