dans l'air du temps

Publié le par la tisseuse de rêve

Et voilà, ça y'est, nous sommes passé à l'ère Sarko....

Triomphe plein de gloire d'un démago affirmé, manipulation sans gêne des médias et de la pseudo intelligentsia-people de France, on croirait à un revival du sacre napoléonien...

Du délire à l'état pur pour une France en péril. Et comme si ça ne nous suffisait pas, les nombreuses manifestations qui ont eu lieu dans nos villes d'ouest (ou Ségo est passée au second tour), cette si belle banane rose, ont été plus que durement réprimées. Des perquisitions sans motifs, des arrestations sur simple délit de sale gueule, des insultes et un mépris affiché comme on en avait pas vu depuis longtemps. Les cow boy sont de retour, et nous sommes leurs indiens. Que répondre à une amie fouillée par une keuf mysogine qui lui répliqua ouvertement, lorsque celle-ci demanda à voir les papiers de la dernière (dois-je préciser qu'elle n'a été arrêté que parce qu'elle était en centre ville pour chercher à manger au moment de la descente des keufs) pour connaître son matricule, que l'état de droit était terminé... On est plus dans le pays des droits de l'homme, ça y'est, c'est dit....

Et je leur dit quoi à mes potes. Coupe-toi tes dreads, habille-toi en costard, lave ta peau noire, maquille ton étrangeté sociale. Je fais quoi quand on va chercher un pote chez lui, qu'on lui passe les menottes au pied de son immeuble, devant tous les gamins dont il s'occuppe, uniquement à titre préventif, pour lui faire passer direct l'envie de faire du zèle...? J'en ai marre de cette France fasciste qui a donné les plein pouvoir à un psychopathe, et avec le sourire s'il vous plaît...

Vive la démocratie et vive la France!!!

Heureusement, il reste des lieux de paix et de tranquilité... Ma ptite maison me protège un peu de toute cette folie, les champs de blé continuent d'onduler comme une immense chevelure verte autour de moi, je frissonne encore quand je passe la main sur l'écorce houleuse des arbres sacrés de mon coin de lutin, et ces fleurs, si belle, qui font honneur à mon regard chaque fois que je regarde autour de moi. La nature est là, dans son infinie beauté, pour remplir mon coeur de douceur et calmer mon esprit tourmenté.

Je me calme, je respire, je ne panique pas...

Que faire ? Un exil ? POur où ? Retourner en Suisse ? Pour y faire quoi ? Je ne sais plus... Je me sens si bien ici, entouré de personnes que j'aime, de mes amis, de cette nature sauvage qui m'a adopté, que je ne veux pas partir. Je l'aime cette terre, elle est devenue mienne, mais elle veut aujourd'hui me manger. Je me sens comme une poupée démembrée entre les mains d'un schizophrène. Et pour la première fois de ma vie, il m'arrive même d'avoir peur. Je n'avais pas senti ce sentiment depuis les horreurs de mon enfance, et je m'étais promis de ne plus jamais laisser la vie me faire à nouveau ressentir ça...

Fugacité, je ne suis qu'un frêle esquif qui s'est cru assez fort pour retenir une montagne qui s'écroule...

Publié dans fifi-brin-de-folie

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