du nouveau sur la toile...

Publié le par la tisseuse de rêve

A découvrir de toute urgence pour les amis bretons, un café librairie en forêt de huelgoat. Je n'ai moi-même pas encore eu l'occasion de m'y rendre, mais le pari est lancée pour le jour de ma soutenance. Sitôt terminée, je prend ma ptite Manue sous les bras, quelques pincées de magie, et envol vers la forêt pour deux jours de déambulations lutines en cette magique forêt...

Lien du site : http://autrerive.hautetfort.com/

Sinon, la famille s'agrandit encore. Après les retrouvailles avec Julien le malicieux ; la rencontre de Manue la voyageuse ; la découverte du moi-gars John le bien-nommée ; voici qu'entre en scène Line la fille-soeur rêvée. Et ça décoiffe les amis.
Comme quoi la vie est vraiment étonnante, et recèle encore bien des surprises.
Mais bon, ça n'est pas tout ça qui va me faire avancer mon mémoire, 2ème version...

                                                " la revanche des Siths "


version guerre des mondes, avec des Siths mégalos et superpuissants, et des Aïwens, écolos et revanchards. Une vraie séquence de cinéma... L'utopie contre la normalisation, la guerre est ouverte... Qui survivra, qui vaincra ? la suite au prochain épisode. Et pour ceux qui ont loupés les précédents épisodes, comme on dit si bien :

                                                 previously, in "AÏwen's return" ...

Allez, vous connaissez l'histoire... non ? Elle est pas compliquée. C'est l'histoire de l'aventure humaine, qui a débuté il y a fort fort longtemps, dans une époque très reculée où les humains avaient développés une forme de communication universelle et non verbale. C'était une époque étrange, où l'on avait encore conscience de notre connection au moi-tout universel. On se transmettait le savoir par l'accès à cette mémoire collective, à laquelle on réinsufflait le fruit de nos découvertes.

Et il en alla ainsi pendant des millénaires. On appella cette époque : "l'ère tribale".

Et puis un jour, par un formidable concours de circonstance, nous commençâmes à être plus nombreux sur ce monde. Les humains, qui avaient découvert le feu, avaient appris à le maîtriser, puis à le créer. On raconte que Prométhée le vola pour le donner aux humains, mais bon, on sait pas vraiment comment tout ça s'est passé. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'on a pris possession d'un nouvel élément, et qu'on a appris à le modeler selon nos besoins. Tantôt pour nous réchauffer, tantôt pour nous protéger, nous nourrir, tantôt pour travailler, créer, faire vivre ou tuer.

Et le temps passa encore... Jusqu'au jour où l'on découvrit les joies de l'agriculture... Et puis de la monnaie, bien pratique pour l'échange... ET l'avarice vint mettre son grin de sel dans l'histoire. Oh, je ne prétend pas que les Hommes ne connaissaient alors encore ni jalousie, ni sentiment de possession, ni envies, ... mais bon... Quant on se rappelle à l'ancienne mémoire de nos ancêtres, on voit bien que le bug n'est pas du même accabit. Sinon, on ne serait plus là aujourd'hui. Ou ce serait pire.

ET puis voilà, ça a continué, comme ça, pendant encore un bon moment.

Et alors après, il y  a eu des guerres, les premières déforestations, les premières démocraties, les mathématiques, la philosophie, les nouvelles religions, l'astronomie, la phénoménologie, l'art, l'esthétique, la naissance de l'individualité, les révolutions, les re-démocraties, encore des guerres, la musique, la littérature, la passion, l'industrialisation, les sciences humaines, les droits de l'homme, les nouvelles utopies, le no-future, le post-modernisme, l'ultra-libéralisme, l'anti-conformisme, le relativisme, ... et le néo-tribalisme.

Quant à maintenant, et bien, pour être honnête, on est dans une sacré époque. Les Siths et les AÏwens sont en guerre ouverte, chacun prônant une vision du monde qu'il croit meilleure. ALors évidemment, si on voit ça comme ça, on sait plus trop quoi penser. Mais à y regarder de plus près, on se rend compte qu'il y en a qui veulent détruire, consommer, régresser, diviser, alors que d'autres veulent au contraire innover, devenir, penser, créer, jouer, rire, aimer et respecter.
Chacun choisit un camp, il n'y a plus de neutralité possible, quoique les AÏwens sont plutôt réputés pour passer maître dans l'art de la neutralité. Mais il s'agit là d'un combat qui ne peut souffrir aucune hésitation, car il en va de la survie de l'espère humaine, mais aussi de toute forme de vie à l'échelle de la planète. Mais l'éveil est si lent que beaucoup désespèrent, et les espoirs de beaucoup sont récupérés par une mode fasciste. La bêtise humaine est en totale épanouissement, décomplexée, dangereusement liberticide. Le recul de la tolérance et de l'entraide en vient à pousser dans les extrêmes des personnes jusqu'ici inoffensives. La lutte s'organise, car les Aïwens refusent de voir le monde partir à la déroute sans au moins tenter une dernière percée. Alors ils éduquent à tour de bras, ils militent, ils parlent, créent, innovent, enchantent ce monde barbare du tout consommable.
Cette histoire est l'histoire de notre quotidien, de notre vie liée à toutes les autres. C'est la triste histoire d'une humanité-huitre qui est en train d'écrire sa fin.
 
Cette histoire nous concerne tous, elle nous parle à tous, et nul ne peut refuser de l'entendre. Elle parle de notre monde et de notre humanité, qui régresse, régresse, et en même temps s'éveille, tant et si peu. Elle parle de notre incapacité à changer seul les choses, mais de notre force lorsque nous lions nos espoirs. Elle parle d'utopie réalisée, d'engagements humains, de force de vie et de combats, surtout de combats. De lutte, de bravoure, de folie aussi un peu et même parfois de bêtise et d'incompréhension, car en chaque Aïwen sommeille un Sith.

Il faut donc réveiller l'Aïwen qui sommeille en nous, lui donner l'espace pour se construire, se réinventer, trouver les autres, les rencontrer, les rejoindre, les porter et se laisser par eux porter.
Parler, discuter, écrire, chanter, créer. Eduquer, aimer, avancer, se questionner, et surtout ne jamais s'arrêter, ne jamais renoncer, toujours sourire, toujours y croire.
Ne pas écouter le miel fielleux des Siths, qui si souvent veulent nous faire renoncer, car ils sont déjà morts, et ont déjà renoncés. Ils se sont laissés endormir par l'illusion facile d'une société de spectacle, et leur soma quotidien les maintien dans cette sorte de béatitude virtuelle.
C'en est quasiment obsène.

Croire, donc, en la lumière, et en la vie souriante, bondissante...
Le clan des AÏwens s'organise, se retrouve, coopère, et construit le monde de demain, le seul qui puisse encore nous permettre de survivre.

La lutte continue, nous aiguisons nos armes. Nous sommes prêts à combattre, mais quel poids aura ma plume ce jour-là...
Comme disait Brassens : " mourir pour ses idées, d'accord, mais de mort lente... "

Publié dans fifi-brin-de-folie

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