Un peu de joie dans ce monde de brute

Publié le par la tisseuse de rêve

Depuis plusieurs jours, et par intermittence, les cornes de brume sonnent au loin, comme pour annoncer  cette déferlante cauchemardesque. Le monde de l'ombre resurgit, et nul ne peut augurer de ce qu'il va produire. Nous sommes nombreux à être atérés, abattus. Comment pouvais-je croire qu'il y aurait un tel recul citoyen, une telle abstention, un tel déni de l'ampleur que revêt ces élections. Comment croire encore en un idéal après ces heures sombres, qui ont tué tout germe d'espoir en un soulèvement collectif pour sauver ce qui peut l'être de la dignité et de la grandeur de la France. Je n'y comprend plus rien, cela m'échappe. Nulle logique ne pourra se substituer à mon dégoût pour me faire oublier l'intolérable vision que le peuple français offre de sa politique, de sa morale, de ses valeurs. Je reste interdite devant ce spectacle obsène d'une bêtise humaine élevée au rang de loi morale.

Mais à tout heure sombre se substituent de bien grandes lumières. Il y a donc d'autres nouvelles qui méritent d'être contées sur la terre-monde.
Car je constate avec une joie immense la capacité sans fin qu'ont mes amis de me surprendre en ce moment. Je ne sais pas si ces quelques lignes pourront décrire le sentiment extraordinaire que j'ai ressenti devant cette déferlante de bonheur, mais j'aimerais que ces instants de vie gardent une trace dans la trame du grand tout. Un mot pour les repas surprises, un autre pour un coucher de soleil un soir de printemps, une troisième pour les pas qui ont mené jusqu'à ma porte des sourires et des nouvelles joyeuses, un quatrième pour les motivations de travail partagées, un cinquième pour les rencontres, ... et un dernier pour tous les « courage » lancés avec conviction au détour de ma porte, quand les pas des êtres passés reprenaient leur course personnelle. Il y a des moments dans la vie où il ne faut pas oublier de dire aux autres à quel point on les aime, à quel point leur bonheur et leur joie sont précieuses, et à quel point je suis fière d'eux, de les connaître, et de pouvoir partager, l'espace d'un instant, quelques pas sur cette route sans fin.

Si mon esprit pouvait devenir plume, et juste laisser s'exprimer les sensations qui l'ont épris ces derniers jours, cela sonnerait comme : douceur, frimousse, gêne, envie, bonheur, supplice, douleur, courage, lumière, difficulté, peur, stress, silence, tranquillité, apaisement, paix…

Une moitié de corps ne répond plus vraiment à mes envies, et mon dos s'est bloqué, mais la douleur intérieure a su se dépasser grâce à cette joie qui n'a de cesse d'emplir ma maison et mon cœur. Et ça, ça n'a pas de mots… juste des fils d'or qui se tissent dans ma trame….

Publié dans fifi-brin-de-folie

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soa 28/06/2007 18:24

Coucou ma belle petite fée !!
De retour sur ton site pour poser une tite question...Hihihi!!!! y a t il un moyen de t'envoyer des tites photos et lequel...Huhuhuhuh...J aurais bien aimé en avoir une tite de toi (je t'expliquerais ms ici c est un ti peu chaud)... koum koum koum koum koum.....
so mail me sista!!!
BISOUSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS
Soa

The Heartsless Witch 21/06/2007 22:19

roooo félicitations pour ton truc d'antrhopologie !!pfff, à chaque fois tu tapes dans les 17 !! tu me fais halluciner !!!en tout cas bravo, prima prima ^^enfin je voulais juste dire ça quoi...ta chouïlla de soeurette  

Goul 15/06/2007 16:06

Apologie du kéké tuning
Ce matin je partais au travail. Vraiment c'est pas loin de chez moi, à peine cinq minutes. Et j'y vais à pied forcément. Je suis pas un écolo pure souche extrême genre j'emmerde la technologie, mais quand même, faudrait pas éxagérer, et les efforts qu'on peut faire, et bien tout simplement faut les faire. Mais je m'égare.
Alors oui je pars au boulot... Deux rues à traverser...le cerveau pas vraiment en route, court-circuité (je note que je suis assez content de mon jeu de mot là !) par une certaine quantité d'alcool non encore assimilée par mon organisme, vague relent de la nuit passée. Je traverse, je pose un pas sur le tarmac, comme trop souvent sans regarder...je me fie à mon ouïe légendaire !
Et LA justement, mon ouïe capte un crissement de pneus, je tourne la tête, que vois-je ??? une automobile à quelques mètres de moi, stoppée dans son élan mécanique par les réflexes (heureusement qu'y a qui sont réveillés à ces heures là, France qui se lève tôt je te salue !) de son pilote. QUOI? Je l'ai pas entendue arriver celle-là !! C'est pas permis d'avoir une voiture aussi silencieuse nom de ...Zeus bien sur !
Je reprends ma marche en me demandant ce qui se passerai si l'on développait vraiment les voitures électriques, le nombre de mecs comme moi qui se feraient emplafonnés, trompés par leur sens auditif...
C'est pourquoi je tiens à remercier les kékés tuning. Leurs bolides eux au moins on les entend arriver ! Qu'on se le dise, sous leurs faux-airs de crétins congénitaux ces personnes sont en fait des humanistes !! Oui ma petite dame ! Ces gens pensent à moi !  A nous !! Leurs pots d'echappements si bruyants ne sont pas de la frime, mais bel et bien une manière de prévenir ce genre d'accidents.
Alors à tous ces messieurs, à toutes ces dames et demoiselles aux engins rutilants, bruyants, polluants, parfois agrémentés d'un volant en moumoute et d'une sonorisation défiant la logique de mon ouïe, et aux couleurs vives, je vous remercie du fond du coeur pour votre humanité et votre philantropie.
AMI KEKE TUNING : JE T'AIME !!