jour étrange

Publié le par la tisseuse de rêve

Point convergeant vers la froide structure du monde, je me perd en filigranes épars sur le seuil de ma conscience.
Je suis le monstre amer d’un amour déçu.
Sans gloire, sans orgueil, je me perd et me relace. Je ne suis plus qu’un point sur la grande toile de la structure-monde. J’agis, je cohabite, j’émerge, je ressens, je frissonne, mais la toile demeure et agit en deça de ma présence. Je suis un non-moi persistant, un espace ouvert sur la persistance rétinienne, reptilienne. Le monstre dévore ses agissants utopiques, et les confond dans une grande absurdité. Nous ne sommes plus que des points de lumière fade dans la grisaille ambiante. La Vérité nous échappe, constamment. Elle est un rêve obscur qui s’étiole un peu plus à chaque instant. Je demeure. J’imprègne et me nourrit, pour devenir le regard avide d’un spectateur en recherche de lumière. Spectatrice du grand monde, je cherche mon devenir.
Le monde devient désir, et les miens disparaissent. Mon esprit se délave à cette sourde réalité. Je me noie dans le grand tout.

Publié dans fifi-brin-de-folie

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