entre imaginaire et rêverie, le monde s'organise

Publié le par la tisseuse de rêve

Petites pensées du soir

Le monde de l'imaginaire....

Qu'est-ce qui me pousse à l'errance ? N'est-ce pas l'aventure que je cherche lorsque je cours les chemins ? Lorsque je laisse mes pas fouler de leur musique frêle la matière de ce monde... Qu'est-ce que je cherche ?
La vie ? La rencontre ? La magie ? Les humains ? Les réponses ? Le hasard ?
Tout ça a un sens et n'en a aucun... Et puis finalement, c'est quoi le Réel... Bien vaste sujet... Un espace mutant en perpétuel renégociation par ses agissants...
Le Réel n'existe pas. Ce n'est qu'un espace fuyant, mouvant, agissant... Un perpétuel présent insaisissable...

Je cours et je m'émerveille de ce monde...

Nos contes merveilleux et les histoires de voyageurs nous ont toujours parlé de monstres mangeurs d'enfants, de lutins malicieux, de vampires suceurs de sang, d'épopées chevaleresques, d'esprits clairvoyants, de terres mythiques, de peuples merveilleux, d'expériences mystiques…
Tous ces êtres et ces histoires ont formé notre imaginaire et nourri notre monde présent. Mais le monde tel qu'il nous est offert est si froid... Si inmanquablement désenchanté... Et pourtant... nous sommes nombreux à chercher le frisson de la vie, de l'aventure du grand voyage… Nous sommes les rêveurs de mondes... Le rempart inexpugnable de cette folie du consommable, du jetable, du modernisme in qui ne nous mène que vers des absurdités...

Et parfois, nous doutons....

Nous sommes tous en peine d'un monde magique, et le cherchons dans les confins du voyage… Nous voulons traverser des forêts habritant le peuple du milieu, qui nous accueillerait en musique tels des frères et sœurs bien aimés. Nous aimerions tous vivre dans un monde merveilleux, où existerait lutins et dragons, elfes et mages.
Un monde où l'on est jamais seul.
Un monde dans lequel la survie a un sens.
Un monde où l'on peut encore se battre pour ses idéaux.
Un monde dont on veut croire qu'il a un jour existé en dehors de nos esprits.

L'humain consommable...

Mais voilà, dans le monde tel qu'il est à l'extérieur... on se considère tous comme des potentiellement consommables. Il faut que nous soyons appétissants au regard d'autrui, pour qu'instamment nous préservions son désir, et donc sa frustration, qu'il pourra ensuite faire s'exprimer à travers la consommation de biens.

La chaîne du libéralisme est bouclée...

Car il existe en cette terre un monde obscur, rempli de mensonges et de frustration, et il arrive parfois que je m'y plonge, un instant, et que je m'abandonne dans sa délicieuse facilité.
C'est un monde de non-soi, où chacun se met à la merci d'un dieu schizophrène… Un monde où il accepte de n'être que désir et désirant, un monde où chacun est une image, que chacun peut consommer à merci… Un monde de consommateurs…
Mais ces humains hybrides - nés de la confrontation de nos désirs - dévorent ce monde, les espaces de vie, nos cultures, nos rêves… Ils vampirisent notre espace de beauté…

Il arrive parfois même que l'on tombe amoureuse de l'un de ces autres… Quelle drôle d'aventure. Alors nous nous laissons prendre au piège de ses mots venimeux…
Nous attendons alors avec une patience amoureuse le moment où la phase commencera, en espérant avec espoir que l'autre ne chutera pas, et que nous le ramènerons avec nous dans l'autre monde… Celui des rêveurs de mondes…

Je lui ai tendu la main mais il m'a mordu… Trop fort, j'ai lâché, il voulait y aller, il a fait son choix… Il a choisi le monde des autres… Il a choisi de ne rester qu'une image…
Il avait le choix, il a préféré la facilité….
Il ne m'a pas choisie…
Il est reparti…

Cette histoire s'est répétée mille fois… mais rien n'a changé, j'ai encore échoué.

Une grande tristesse m'a envahie… Car ce n'est pas lui que j'aimais, c'est celui qu'il aurait pu être le jour où il serait devenu un homme, le jour où il aurait fait un choix…

C'est ça qui fait de nous des humains.
Notre capacité à faire des choix et à en assumer les conséquences. A choisir dans quel niveau de réalité nous voulons vivre... si nous souhaitons rester en devenir... ou arrêter notre course à l'étape présente.

Nous avons toujours le choix, car le Réel n'existe pas...

Publié dans fifi-brin-de-folie

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Abricot à bouclettes 24/07/2007 00:04

Le réel tel qu'on l'a concu n'existe pas,t'as complêtement raison.Le réel n'est qu'un concept assez vague, un postulat de base qui sert de sous basement à tout les autres, qui sert à taire les fous et les éclairés ( j'n'ai pas dit illuminés hein!;) )Si il y a plein de gens qui vont lire la liste de toutes tes étiquettes pour te "consommer" il y a en plein autour de toi qui, débarassés de leur myopie verront que ces étiquettes ne sont qu'un tompe l'oeil.La sauvegarde du monde des rêves est une envie plus que louable,mais il est certains qu'on en laisse des..plumesRépondre à de tels messages n'est pas forcement facile. On répond bien trop facilement guidé par son égo ou par ses acquis culturels. (Je ne parle pas pour toi hein "H/Eart(h)sless Witch" :) )Conseils, mots réconfortants, pécadilles qu'on ne pense pas ou pire un proverbe..brrr : Ben ouais ma ptite un d'perdu dix de r'trouvés héhé. Tu mettras pas long à filer dans.. d'beaux draps.Est ce que les gens se rendent compte réelement de la portée de ce qu'ils disent dans ce genre de cas? La seule chose que je peux te proposer ( et non pas t'imposer) c'est un souffle sur ta morsure complêtement dénué d'envie ou de frustration, une oreille, des bouclettes pour te calmer les nerfs. (gaffe à ceux du coté, ils font mal quand on tire :) )et surtout une invitation toute particulière à partager ici ou dans ce monde magique histoire d'prendre l'airDans les deux cas, tu sais où me trouver si besoin.Comme tu le dis si bien, que le rêve continue.Sorciamicalement tiens.

The Heartsless Witch 22/07/2007 21:10

c'est bien là un résumé digne de mes pensées, mais retranscrit avec bien plus de sens et de poésie que je n'aurais pu le faire... Et ces terres merveilleuses qui sont vivantes dans nos esprits nous appellent et nous enchantent.... en même temps le monde qui se dit réel nous happe vers toutes ces infâmes qui l'habitent... Je lis à tes mots que tu te sens donc échouée.... ça me désole, ça m'ennuie et m'attriste.... mais le monde tel qu'il est avec le choix de ses gens ne peux, je crois pas vraiment se changer...et si certain-e-s choisissent la route que nous considérons mauvaise, alors soit, il est peut-être plus agréable pour eux de prendre celle là..... J'aime lire tes mots grande soeur....à quand les entendrais-je à nouveau ?? ta soeur, un peu plus earthless qu'heartsless en ce moment, et bien perdue aussi entre l'appel de la recherche fervente de ces gens et de cette terre du milieu ou autre, et la plus dure pseudo-réalité....